2006.06.27
les mathématiques modernes...
..et moi, c'est comme une histoire d'amour, un don, voyez plutôt : pour découvrir que 1+1=Dieu et allez le peindre en énorme, un matin blanc et scintillant, dans sa rue, au milieu des passants, en ayant pris soin de faire de petits pointillés, façon petit poucet, depuis chez soi, célébrant son ami-phrère : cheval noir, (évidemment je ne sortais les jours d'après, que sur la pointe des fers et drapé dans un long imperméable bleu pétrole brodé d'une lyre dorée), c'est vraiment que l'on a une prédisposition au sacrifice mathématique
Ca mettait une ambiance dans la rue
Faut dire que c'était grand
On ne pouvait pas le manquer
Depuis je m'esbaudis, tu t'esbaudis, il s'esbaudit, nous nous esbaudissons, vous vous esbaudissez, ils s'esbaudissent, à chaque méchant croisé en bas de chez moi
10:06 Publié dans Le manifeste nucléaire | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
2006.06.25
archeologie du petit cheval
Chacun de
Mes pas est une île
Chacun de mon
Souffle entendra
Sortant de ma bouche
Un doigt
Qui-du-bout pointera
Devant moi
Le prochain de mes pas
Gracieux en péril
18:20 Publié dans Le manifeste nucléaire | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
2006.06.24
assomption et répétition
Grâce ou simplicité ?
Un cheval blanc vient, comme s'il avait des ailes.
Ce n'est pas un brigand, il fera sa demande en son temps..."
Le grand dadais aimait bien l'exemplaire familiale France-Loisir du Yi King, il tournait en rond dans sa chambre, au coeur du chapitre, il ne pensait à rien de bien fixe, divagant sans cesse, s'ôtant au réel, essayant de fuir la brulure, la paralysie, de l'entrave existencielle, les vieux policiers anglais, ceux où le detective est belge, l'avaient un temps maintenu en haleine, sorti du temps, il n'avait jamais trouvé le coupable, évidemment, mais depuis qu'il prétait ces livres autour de lui, il savait qui mentait, l'ironie de la situation le faisait sourire, il découvrait grâce à un simple prêt, les coupables, les menteurs : ceux qui à chaque fois trouvait qui, avait refroidit la baronne
il ne leurs avait jamais dit, c'était juste un jeu, qui le rendait à la fois plus humain et plus triste
Il faisait ses classes seul, sa difference et ses multiples talents n'ayant jamais, au grand jamais, été repérés par un quelquonque maître d'école, (il faut dire qu'il y mettait du sien pour ne rien apprendre des inconnus), il voulait sa maman, il se tut et se coucha, de toute manière le regard de l'étoile était bien trop puissant, il ne craignait rien, il ne choisit pas son chemin, y pensait-il, qu'il se trouvait déjà sur la route, parrallèlle et l'air de rien, inconscient de sa hauteur, inconscient de ces dangers, les fables d'Esope et l'anthologie de l'anarchisme, couverture cartonnée verte, de Guérin bien en poche, ce livre n'avait qu'a pas trainer dans la maigre bibliothèque de la grand-mère Balthazard, entre Napoléon, Victor Hugo et le club des cinq
"La colère des imbéciles remplit le monde" se dit il une fois de plus, les Lagarde et Michard recelaient plein de trésors, il ne connaissait pas ce Bernanos et ses Grands cimetières sous la lune, mais faudrait le lire, oui, faudrait le lire,
on se corrigera plus tard
22:00 Publié dans Le petit garçon | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
2006.06.23
eau de blanc
L'eau nous porte en elle
L'eau nous constitue
Eau liquide cocon
de quoi te tappelles-tu au juste ?
Toi qui descends toutes les gorges
Le rince-cailloux des rivières
Console-moi comme tu as consolé
Tout les infidèles divorcés
Rien ne t'échappes eau juste
Tu ne tiens pas en place dans mes mains
Aussi libre que l'air
Tu naquis du premier feu éteint
Et tu mourras sous les flammes
Qui brûlent notre oxygène
Gaz damné qui nous consumme
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Saint-Denis ville royale, vieille petite chose de bibi cheval blanc, pour fêté ma sobriété retrouvée, j'ai bien travaillé ces deux derniers jours; pour ceux que cela interresse, je fouette la musique à ma manière, dans ma chambre encore et toujours de mon lit-cabine de pilotage
Noir : Hi Han
Blanc : Ah ta gueule ivrogne
Blond : Des visages sortent des arbres
et le saint-trio : HUE ! DIA ! FOUTRE !
12:55 Publié dans Le manifeste nucléaire | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
2006.06.21
Un jour...
...sans doute je vous expliquerai, je vous dirai comme un secret, quand je serai humble tout bonnement, je vous dirai ma grande invention, comment moi petit cheval j'ai révolutionner l'art de la guitare; comment je l'ai renversée; je ne pourrai sans doute en tirer moi-même que de simples babilles, mais quand j'aurai montré la clé, pour qu'elle tourne lentement au coeur de ma silhouette, alors un système neuf, une voie sacrée s'éclairera pour qui si aventurera; de là-haut, si là-haut il y a, je sourirai, surement je pleurerai, écoutant mes enfants jouer de ma guitare positive; j'ai reéquilibré la lyre populaire, je l'ai rendu juste, mais qui le sait ? A part le sorcier-luthier, oeuvrant à l'ombre de l'arc triomphale et de l'étoile, dans un garage-casse de guitares, de sithares et de mots fous et de mots rares, Timothée le magicien, l'homme de transmission, portera la vérité du laser démentiel, il ne s'agit pas d'un accord ouvert, mais d'une méthode solaire et scolaire, le système est clos, reste l'univers
Saint-Denis, fin du monde et début de siècle
Cheval Blanc le Bien nommé
02:35 Publié dans préludes et notes | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
2006.06.19
C'est écoutant Arvo Pärt...
..que j'improvise ces lignes de vieux garçon ruiné aux narcissismes sectionnés, coupé du monde, au dessus de Saint-Denis, ce soir il y aura des sirènes, cette après-midi de nerveuses moto-cross dans les rues piétonnes et bondées, hier une lame dans le flanc d'un cheval policier, cette nuit un coup de feu plus sourd et plus lourd que les fontaines de pétards
C'est en partie pour cela que la consonnance d'Arvo Pärt, que les lois et les règles de l'harmonie, que la simplicité de l'échange d'un homme tonal, d'une caisse de résonnance et de quelques cordes mathématiquement et divinement pincées, sont à présent dans un magistral retournement de situation l'unique voie du juste, l'unique voix de justice, l'unique loi de justesse
14:00 Publié dans préludes et notes | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
2006.06.17
LIGETI EST MORT !
il y a quelques jours, vous le saviez vous?
cheval blanc est un peu triste, mais il sait ce qu'il va écouter ce soir,
rideau et silence,
20:35 Publié dans maitres du monde | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
2006.06.16
#3 (je suis l'arbre qui cache le désert)
Le petit garçon était calme mais tombé dans une marmite d'hystériques, pour sur tout le monde s'aimait mais personne ne savait comment faire, le bruit recouvrait les sentiments, ne restait que le regard aimant de la maître folle édentée, les enfants mettent au monde d'autres enfants aux milles ages, le petit garçon avait perdu son lapin au sommet de l'armoire collossalle, perdu pour de bon, le lapin s'était enfui, de là naquît sa première impression du mensonge comme hypothèse ontologique, sa première frustration face à la mort à la disparition à l'existence d'un ici et d'un ailleurs; construire sa vie sur le deuil impossible d'un lapin disparu voilà pourquoi le petit garçon comprit le premier que temps faisait des branches, je suis l'arbre qui cache le désert, le platane des écolières angelures, mauves raisinés aux torches d'experts, le point de départ de toutes les aventures, je suis l'ombre qui s'arrache des murmures, la tache sombre infinie de l'otage lumière, où règne la patiente vérité des flashs obscurs, mon cerveau de silex choque ses lobes à la craie des vipères, je suis la terrasse des singes nus de la conscience, grasse du son colérique et nuptiale des sciences, aux grâces ineffables de leurs coulures amarantes, fécondant le progrès des horloges incessantes, je suis la racine élyséenne, le rêve élément de la vision dionysienne, je suis l'arbre Balthazard, je suis le bras qui construit le hasard
17:24 Publié dans Le petit garçon | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
2006.06.15
#2
le petit garçon était né triste et le visage déformé, il était rose et bleu, bleu d'hématome, les fous avaient tant craint sa venu au monde, que l'adoration n'avait plus aucune limite à présent, hormis celles naturelles du Tranxène et du Vin à haute dose, la dépression juste au corps de l'enfant-mère, n'était pas une illusion, ni chose particulière d'ailleurs, juste une tristesse force commune dans la vie de l'Arbre,
13:45 Publié dans Le petit garçon | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
2006.06.14
le petit garçon
le petit garçon était une torche pour les autres, l'on s'y sentait attiré, aimanté, puis l'on s'y carbonisait, ils portaient autant l'amour que la mort et la folie des deux, depuis tant de temps, quelle étaient nature, il avait grandit dans l'amour des fous et de l'alcool maître, l'alcool est un cheval fou disait dragon vert, ils étaient l'amour, ils tricotaient des bandes pour les lèpreux, des bandes en cotons de cent vingt centimètres de long, les fous étaient assis et assez peu mobiles, ils souriaient et aimaient vraiment le petit garçon, le petit garçon aussi les aimaient, vraiment, alors quand les fous ont les yeux qui parlent et la bouche qui regarde sur la photo du mariage, et bien c'est normal, c'est comme ça, c'est l'arbre
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