2006.07.07
lecture du matin calme
J'habite un terrier au beau milieu ciel, où l'équilibre maladroitement inhabituel clos tout mouvement, même des paupières
Je dors sur un lit de cailloux, seul au beau milieu d'une rivière d'eau et de cailloux ravagés par le temps, je passe mon temps au milieu des éléments
Je rêve
Je me dilate
Comme au commencement
Je ne connais plus ni la vie ni la mort, ni le sud ni le nord, au beau milieu précaire, et gaz et liquide et solide, un acre et doux goût subtil, un juste parfum d'éther
Au réveil lecture : "...
Le Plus Âgé : Nous pourrions presque supposer que l'attente s'étend au coeur d'une dimension du temps encore abritée en retrait - je ne sais si je dois dire : pour l'habiter, ou pour en sortir
Le Plus Jeune : De ce fait l'attente, en laissant venir le venir, est une attente au sens d'une prise en garde.
Le Plus Âgé : Pourtant, nous ne pouvons prendre en garde que ce qui a déjà été intimement confié à notre garde, et qui, de ce fait, déploie déjà sa présence.
Le Plus Jeune : Certes, mais cela pourrait aussi nous avoir été intimement confié et rester néanmoins tenu en réserve.
Le Plus Âgé : Tout ce que tu dis à présent sur l'attente est tellement simple et cependant si secret que je ne peuxpas ne pas te demander comment tu fais pour savoir une telle chose avec une telle clarté et seulement depuis tôt ce matin.
Le Plus Jeune : En faisant l'épreuve du venir, du fait qu'il est bien ce que nous attendons et que c'est seulement en une telle attente que notre aître devient libre ; en faisant simplement l'épreuve de tout cela, à l'heure surtout où approche le salutaire qui est devenu le nôtre.
..." M.H
Debussy tes images sonnettent ce matin dans les deux blocs de fer noir, les deux tours de mon Manhattan à moi, au beau milieu du ciel où j'arrondis ma planète
07:50 Publié dans Le manifeste nucléaire, maitres du monde, Nocturnal | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note

Commentaires
Bien le bonjour !
Ecrit par : anna | 2006.07.07
Putain,
de putain d'Italiens.
Enfin...
Ecrit par : Voiker | 2006.07.10
tragique, mais au final incroyable... zZ martyre d'un ordre moral sans queue ni tête, il quitte le sport pour entrer en littérature, non ?
Ecrit par : cheval blanc | 2006.07.10
ça lui irait bien,
ça nous irait bien aussi, je pense.
Double Z comme chef de file d'une nouvelle littérature d'honneur, ça le fait je pense...
Ecrit par : Voiker | 2006.07.11
qu'il écrive, je ne sais pas, et j'en doute bien sur... mais je pense qu'il va devenir un sujet de choix dans les dites sciences humaines, plus du mythe sorte d'achille non ? bientot dans vos librairies le syndrome zZ, psychologie de la crise des banlieues, des deux bouts de la corde politique on va commenter " il n'est qu'un homme...vous comprenez " (on dirait un refrain varieteux !) en tout les cas quelle leçon de dramaturgie, alors que l'on se croyait en plein film hollywoodien, et ben non ! patatrac ! "un homme défend son honneur baafouéé" (sic)
chapeau l'artiste !
belle roulette...russe, à la Rigaut zZ portait donc son suicide à la boutonnière, il en a crevé les yeux du monde,
allez à dada
hue dia foutre et branlette espagnole, Rossinante porte moi encore sur la colline des moulins à dents, après, nous iront boire l'apéro chez Jolly jumper, j'ai deux mots à dire à l'ombre qui tire plus vite que l'homme
Ecrit par : cheval blanc | 2006.07.11
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