2006.09.24

jérôme-david

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maison

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Ma maison est une tombe, un Chapitre de moines-soldats, voyant je les vois montant la garde sur les toits, ils sont toujours là dans leurs robes blanches portant sur le coeur la croix rouge des Templiers, une épée bat leurs côtés une lance pique le ciel cévenol, ils m'ont souvent parlé par la voie des rêves, ils m'ont infusé, ils m'ont éduqué, ils me protègent, ils attendent mes ordres.

2006.09.19

cheval noir, le souffle, une bulle d'or et la chaîne

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après une de nos saintes nuits blanches, mon ami mon frère cheval noir, magnifique bravant les mollosses en noir et devant une foule d'enfants et de parents médusés, le geste était si beau qu'il pu se retirer dans le plus parfait silence comme entouré d'un halo titubant et lumineux, où quand même la lumière n'arrivait pas à nous suivre.
Est-il possible d'être sevré ? Est-il possible d'être sauvé ?
Pourquoi la poésie ? Pourquoi la poèmie ?
-parcequ'elle ne marche pas
-que cela est, parceque la lumière et le talent y restent visibles loin du spectacle et de l'oubli massif
-je t'aime comme les nuages aiment l'ombre
-peut-on encore avoir plusieurs paires d'ailes,
être cheval pour se vacciner du tétanos et tétaniser le monde ?
-l'instinct contre la machine
-je suis tout nu j'hurle à la lune
-il gardait sous son juste au corps l'oeuvre limitée d'un poète mort
-du thé rouge-raisin sans raison, pour gagner l'au-delà, le dehors, le bord, l'abri des ivres et le feu des livres

La Main Verte

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Sur le chemin des écoliers
Les fantômes n'ont pas bougés

Un immeuble une rue un regard
A la lumière du temps passé
Sur le chemin des écoliers
Les fantômes n'ont pas bougés

De grands pas sur mes petits pas
Une drôle et jolie journée
Dans la ville vieillie à l'endroit
Où je fit mes premiers pas d'hominidé

Sur le chemin des écoliers
Les fantômes n'ont pas bougés
Ma tour céleste le tourniquet
Des Palermes le gris cendré

Des pierres teintées par la poussière
Carbonifère des villes minières
Sur le chemin des écoliers
Le fantôme n'a pas bougé

Et le vert des collines
Et les verres de l'ouvrier
Et le vert des rêveries
Des jeux des arbres des pares-soleil

Sur les pares-brises et des enseignes
Vertes aux couleurs de l'équipe
De l'épopée des belles années
Soixante-dix de mon enfance

Petit homme vert vers Saint-Etienne
Sous le regard des deux lions
Gardant les marches de l'église
Gardant les gens de Saint-Chamond

Sur le chemin des écoliers
Les fantômes s'en sont allés

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2006.09.16

La main rouge

Sommes nous des nombres infinis ?

Sommes nous des ombres ?

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La main rouge

Sommes nous des nombres infinis ?

Sommes nous des ombres ?

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La main rouge

Sommes nous des nombres infinis ?

Sommes nous des ombres ?

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La main rouge

Sommes nous des nombres infinis ?

Sommes nous des ombres ?

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La main rouge

Sommes nous des nombres infinis ?

Sommes nous des ombres ?

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2006.09.12

premier jet premier jeu

Nous qui sommes nus dans la nuit des longs corridors de l'histoire

Nous qui sommes cuits par la lune le jour et le soleil la nuit

Nous qui sommes seuls dans la foule de nos semblables histoires

Désespérés desespérant d'une issue fatale noble et construite

 

Nous qui sommes aveugles aux images du temps sauvage et sourds aux tempêtes des âges

Desespérées desespérantes les tempêtes s'assemblent dans le grand siphon hurlant et criard

Nous que les soleils obscurs de la vérité diffuse et que l'intuition hyperlucide blastent d'exstase

Nous qui attendons desespérés desespérant le signal blanc du vide monstrueusement idéal

 

Nous prions le tunnel bleu du ciel comme nous parlons aux arbres

Nous que l'époque n'atteindra peut être pas ou sans doute ou jamais

Nous prions le dernier dieu comme nous prions les dernier poètes

De jeter le silence de l'incertitude et la clé du secret secret

 

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