2007.01.22
improvise à Sion
Piste noire l'univers cette absurdité
Pierre blanche le hasard ou ce qu'il en reste
Pater noster ou la couleur vide des yeux de l'absent
Prolégomènes d'un manifeste-serpent sans début ni fin
Prise de judo matière cérébrale et cloture des yeux pleins de larmes béâtes
La Bible est un noyau est un bateau est un livre des temps anciens à venir dans le demain
D'une suprême humanité réduite à quelques uns dans une sorte d'arche numérique flottant au gré des vents
Solaires sur la mer du miroir brûlé après les explosions il ne restera plus que le souffle long et nucléaires pour gonfler les voiles de la mémoire et des légendes séculières
17:30 Publié dans Le manifeste nucléaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
2007.01.20
Strawberry fields nevermore
J'avais noté ce titre, il y avait quelque temps déjà. Mais les mots à chanter ne venait plus bien souvent. Chanter était bien rare.
Strawberry fields nevermore
Hier, un jeune passioné m'a interviewé sur mon passé de rockstar national, 10 ans déjà, je ne manque pas au métier, le métier ne me manque pas, mais je manque au paysage de ruines. Ne pleure pas pays des yéyés, quand je te crèverai les yeux ce sera pour te rendre la vue.
Strawberry fields nevermore
Si j'enregistre rarement, c'est parcequ'a chaque fois que j'enregistre je fais un testament, je ne fini donc jamais mes enregistrements car à chaque fois je ne me tue pas. Finalement, ne me souhaitez pas un disque, je l'ai toujours dis, les producteurs sont des fossoyeurs
Strawberry fields nevermore
les artistes de joli(e)s morts, petites âmes sans coeur, la peste des bons sentiments
09:34 Publié dans Le manifeste nucléaire | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
2007.01.14
Anthologie de démonstrations
16:10 Publié dans préludes et notes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
2007.01.11
clarification
J'aime la mort, l'Amor même est mon vaisseau
Les deux bras en ailes de croix
Je pousse mes ongles dans les rebords du beau
Triste et sombre lumineux et Roi
Chaque bras porte mon corps de végétal divin
Dans les arcanes du temps nu
La nuit je meurs et la vie le matin
Ou la nuit je vis et la mort des matins crus
Sur la boule de ma tête fûment tout les brouillards
Existant dans le ciel j'en travaille le regard
Et semblant l'ignorer j'en infuse ma sève
Et semblant chanceler je refuse de m'enfuir
Parceque le pire aimé n'est plus vraiment le pire
J'aime la mort, l'Amor même est mon rêve
03:00 Publié dans Le manifeste nucléaire | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
2007.01.10
ardèche et haut débit
17:35 Publié dans préludes et notes | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
2007.01.04
Hypnagogie
Ma mort, ma mort, ma très longue mort.
Névrose obsessionnelle de la paralysie
Combien de fois ne me suis-je pas suicidé avant la fin du poème?
L'entrave
Je me saoûle comme les chiens hurlent à la mort
Névrose obsessionnelle de la chaîne
La nuit je pleure du sable, et le jour je creuse une tombe de soleil en habîts gris.
Un refuge pour boire
Susciter la haine pique, pleure et manque
Mais pour le moins je rêve
fuire Chère hypnagogie
être évasif dans un corps de fumée
l'âme en feu
et les yeux du vide dedans
1 à 1
J'efface mon souvenir
Même le miroir, le brûlé,
Sera effacé
Aussi vide que l'envers de l'Univers
Se soustraire et adieu
Adieu
dans l'Aden à moi
la disparition, la soustraction
le moins
le plus rien
le moins qu'un point
21:51 Publié dans Le manifeste nucléaire | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
2007.01.01
Chapitre Trois
Il y a un an, seul à Saint-Denis, j'imprimais mes premiers mots dans la lumière des écrans de veille. Là haut, près du four à pain ma mère prie et mon père spirituel, son mari, la veille. Le petit frère est à l'hopital, l'autre fît la soupe du soir à force de légumes, d'eau et de sel du Chapitre, cette maison dont dit-on les Moines-Soldats ont bâtient les premiers murs, l'un d'entre eux me sert d'abris et le gros chien noir est mon ami. J'espère que Cheval Noir est saoul à l'heure qu'il est car moi jesu is sobre mais pas moins ivre. Aujourd'hui nous avons eu la visite du dernier séminariste ardéchois, un bien gentil jeune homme copain de classe de Benoit. J'ai fait du feu, avec des pommes de pins gorgées d'essence et du bois noir qui ne pas dit son nom mais qui craque l'air content dans l'âtre du salon. Encore dix minutes et je ferais résonner ce Chapitre sacré du son l'orgue tapis dans le hall d'entrée. Peut être est-ce le dernier mot que j'écrit là, peut-être pas, je verrais, mais une chose me semble acquise, je suis apte pour écrire de l'encre au papier, de mon sang sur les feuilles blanches des arbres, de la lumière et du monde.
Deux Mille Sept, année nucléaire.
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