2007.04.04

Emily Dickinson

   Je me dis : la Terre est brêve –
     L’Angoisse – absolue –
     Nombreux les meurtris,
     Et puis après ?

     Je me dis : on pourrait mourir –
     La Meilleure Vitalité
     Ne peut surpasser la Pourriture,
     Et puis après ?

     Je me dis qu’au Ciel, d’une façon
     Il y aura compensation –
     Don, d’une nouvelle équation –
     Et puis après ?
     (Cahier 20, N°301)

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     J’essayais d’imaginer Solitude pire
     Qu’aucune jamais vue –
     Une Expiation Polaire – un Présage dans l’Os
     De l’atrocement proche Mort –

     Je fouillais l’Irrécupérable
     Pour emprunter – mon Double –
     Un Réconfort Éperdu sourd

     De l’idée que Quelque Part –
     À Portée de Pensée –
     Demeure une autre Créature
     De l’Amour Céleste – oubliée –

     Je grattais à notre Paroi
     Comme On doit scruter les Murs –
     Entre un Jumeau de l’Horreur –et Soi –
     Dans des Cellules Contiguës –

     Je parvins presque à étreindre sa Main,
     Ce devint – une telle Volupté –
     Que tout comme de Lui – j’avais pitié –
     Peut-être avait-il – pitié de moi –
     (Cahier 25, N°532)

Commentaires

Pourquoi "anti-punk" ?

Ecrit par : Cassandre | 2007.04.04

c'est beau et terriblement percutant.
amitié chaleur et bleu du ciel pour toi.

Ecrit par : if | 2007.04.05

ihi
Merci...

Ecrit par : Cassandre | 2007.04.05

hello vrybody,

mimi, je suis bien d'accord avec toi , j'ai découvert mlle dickinson il y a très peu, je sens que cela va me suivre de près pendant longtemps..

chère Cassandre, et bien disons que moi ça me parle... un oxymore oxymorisé, une redondance, un éclat de rire le cul dans l'eau de l'Ardèche à contre courant des gorges; (qu'en pense voiker?)
soyez le bien venu,

salut à tous, hue diantre, cheval noir mon casque mon épée d'harmonie et mon revolver à fleur, que j'aille gagner mon gouter... yahhh

Ecrit par : chevalblanc | 2007.04.05

cheval henissant,
beau cheval calme et tranquille
parfois
pas toujours
tu me fais rire
des bises
va bosser !

Ecrit par : if | 2007.04.05

Que dois-je en penser....des éclats de rire, du contre courant des gorges ? De la solitude, d'un autre Quelque Part ?

- - - - - - - - - -
Je ne viens pas ce soir vaincre ton corps, ô bête
En qui vont les péchés d’un peuple, ni creuser
Dans tes cheveux impurs une triste tempête
Sous l’incurable ennui que verse mon baiser :

Je demande à ton lit le lourd sommeil sans songes
Planant sous les rideaux inconnus du remords,
Et que tu peux goûter après tes noirs mensonges,
Toi qui sur le néant en sais plus que les morts :

Car le Vice, rongeant ma native noblesse,
M’a comme toi marqué de sa stérilité,
Mais tandis que ton sein de pierre est habité

Par un cœur que la dent d’aucun crime ne blesse,
Je fuis, pâle, défait, hanté par mon linceul,
Ayant peur de mourir lorsque je couche seul.

[Mallarmé] [Angoisse]

Ecrit par : Voiker | 2007.04.08

qué tal amigo?
:)xxo=:)

Ecrit par : if6 | 2007.04.13

yes, ça va ça va, mais je ne trouve plus le temps...

Ecrit par : chevalblanc | 2007.04.13

yes, ça va ça va, mais je ne trouve plus le temps...

Ecrit par : chevalblanc | 2007.04.13

trouver le temps,
...
ou l'inverse....
Le temps doit nous trouver....

Ecrit par : Voiker | 2007.04.13

cherche le bien petit cheval, en haut à gauche du coeur
le temps de te lire...

Ecrit par : if6 | 2007.04.13

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