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2007.04.30
Joseph Brodsky
10:25 Publié dans maitres du monde | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
little boy
09:55 Publié dans Le petit garçon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
2007.04.25
Maison !
16:25 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
2007.04.23
la jeune fille anglaise
Le petit garçon n'était jamais réellement seul quand il était seul. Les gens qu'il croisait formaient des accords. Une promenade : une symphonie.
Un jour à l'école : une nouvelle. Magie des nouveaux ! Là les âmes écolières débordent d'elles même. Les gentils, les méchants, les timides, les intelligents, tout devient visible à qui sait y faire. Parousie du nouvel humain. Centre de trie des âmes et petit rire en coin du garçonnet sagement tapit dans l'ombre confortable du silence et des yeux qui voient.
La jeune fille était anglaise et pleine comme un oeuf. La jeune fille allait être mère, l'enfant portait un autre enfant. La messe était dite.
Chose curieuse, cette jeune anglaise blonde et tachetée comme un léopard sonnait comme du Bartok ; et ça le petit garçon ne l'avait jamais vu.
14:00 Publié dans Le manifeste nucléaire | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
2007.04.22
mustang et grand poney
11:25 Publié dans Le manifeste nucléaire | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
2007.04.17
Aime l'ancien comme toi même
Nous sommes nus sous les remparts du monde
Nulle tristesse, la mélancolie reste à inventer,
Les futurs possibles ont déjà échoués,
Reste juste l'histoire des justes.
Comment trouverons nous la clé des songes ?
Comment taire les amours et la mort qui nous rongent ?
Dans quel possible univers,
De quel troubles sévères,
S'ouvriront donc nos yeux d'anges animaux
Avides de paradis calmes, vierges et déserts ?
A l'aube des aubes réelles, rares
Noires et pâles comme les matins d'éternités.
Entre les heures et les airs,
A l'heure où entre l'ère
des vivants, des voyants et des enfants féconds.
Entre les heures,
A l'heure où entre les ères
neuves du réel réellement fécondé.
Moi, petit cheval blanc,
J'ai la tête en flamme.
12:10 Publié dans Le manifeste nucléaire | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
2007.04.04
Emily Dickinson
Je me dis : la Terre est brêve –
L’Angoisse – absolue –
Nombreux les meurtris,
Et puis après ?
Je me dis : on pourrait mourir –
La Meilleure Vitalité
Ne peut surpasser la Pourriture,
Et puis après ?
Je me dis qu’au Ciel, d’une façon
Il y aura compensation –
Don, d’une nouvelle équation –
Et puis après ?
(Cahier 20, N°301)
J’essayais d’imaginer Solitude pire
Qu’aucune jamais vue –
Une Expiation Polaire – un Présage dans l’Os
De l’atrocement proche Mort –
Je fouillais l’Irrécupérable
Pour emprunter – mon Double –
Un Réconfort Éperdu sourd
De l’idée que Quelque Part –
À Portée de Pensée –
Demeure une autre Créature
De l’Amour Céleste – oubliée –
Je grattais à notre Paroi
Comme On doit scruter les Murs –
Entre un Jumeau de l’Horreur –et Soi –
Dans des Cellules Contiguës –
Je parvins presque à étreindre sa Main,
Ce devint – une telle Volupté –
Que tout comme de Lui – j’avais pitié –
Peut-être avait-il – pitié de moi –
(Cahier 25, N°532)
18:07 Publié dans maitres du monde | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : antipunk, cheval blanc, dickinson









