2007.09.28

Archaïsme et modernité


podcast

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2007.09.25

la beauté en ligne de mire

le son de la lumière à gauche,

le compte à rebours du réveil

face à moi,

pierre m dans l'oreille droite,

comme en forme d'onde

dans l'appareil de plastique gris.

immergé dans le grand noir du soir,

elle est là la simple trinité,

elle me semble bien,

dans cette calme fin de journée.

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2007.09.24

numéro 1

Au commencement le hasard, suivi assez vite du cancer, au milieu, un trou d'amour et la croix des jours.

Ah, mes amis les hommes ! quelle en est, sera, était la fin ? la vrai , pas la notre .

Celle qui occupe les infinis d'infinis a s'éterniser sans cesse et tout le temps pile poil entre tout et rien.

Est-ce que les morts ont peurs de vivre ?

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2007.09.11

Alcool d'Enfant-Roi

Le dernier voyage ou le temps révolu

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Nous n'auront plus besoin de nous mentir. Quand la bombe aura cramé le monde, nous seront biens, nous ferons l'amour au silence. Du large, le champignon était si beau. De la nouvelle Arche, attachés à nos sièges nous contempleront le bord du temps, la vrai fin de la l'histoire, celle que n'ont pas vu venir les aveuglés du déni. Ding dong fait le prophète, le passé hante le présent et panse le futur. Du feu la vie, des cendres l'oubli. Puis le vent, le souffle chaud d'après l'éclair, gonflera nos voiles pour un dernier voyage, jusqu'aux rivages pourpres de nouveaux beaux jours, et nos visages graves oublieront la peur, nous auront vaincus l'homme du néant et nous dirigerons l'Arche de l 'Amor vers son unique but et son seul destin.

Nous sommes tous les enfants de l' Amor

Presqu'arbre


Je ne peux faire un pas sans que mille sens s'offrent à moi, immobile même le non-sens porte sens et mouvement, où que j'aille je suis en moi, et moi l'inculte j'ai peur. Je veux mes pieds dans la terre et mes ongles en racines, je veux mes mains de branches et mes ongles en fleurs, je veux le temps d'oublier et le temps de comprendre, je veux le non-agir et je veux le pouvoir, que le vent me chante et que les oiseaux me sifflent, je veux la terre et je veux le ciel, je veux l'eau, l'éther et je veux la nature et je veux la culture et je veux la paix quitte a me brûler.

Qui blasphème qui ?


Dans l'océan, des barbares, même l'horizon a disparu, pourtant aucun retour en arrière n'est possible, nous marchons dans le néant et le néant nous avale, la manipulation politique, le piège a l'évidence du mensonge comme fondement et comme profession de foi guerrière, trop divisés nous coulons. A quel feu, à quelle flamme, à quel phare fixer notre regard? Sur la mer de la Parole, dans l'obscurité et sous le ciel brûlé par l'écho de la bombe et du pire de l'homme historique, nous devrons prendre nos compas et partir à la recherche de l'île de la Vérité, là, nous amarrerons l'Amor à l'Arbre des arbres et dans nos mains rouges les buvards de la connaissance nous donneront le signal acide de la conscience du futurisme et de l'enfance des bébés dieux.

Nous sommes tous les enfants de l' Amor

adieu lanterne, adieu cinéma, adieu l'echo, adieu mon ombre : enfant bleu cheval blanc et main rouge, adieu le monde, bonjour la mort, bonjour la bombe, bonjour la peste, bonjour le krach, bonjour mois de mars dieu de la guerre, bonjour la bête, je te le dis encore une fois : je ne suis pas une image, je suis juste vivant.

Christian and the fish of war

Nous sommes tous les enfants de l' Amor

Le père, le vrai finalement, le spirituel, était un pêcheur de terre. Il passait son temps dans la guarrigue ardéchoise à chercher les petits poissons de métal rouillé, certains remontaient à la Rome antique. Pour ma part j'avais l'oeil sur une médaille militaire toute cabossée, je n'avais pas osé la demander lors du dernier Noël, mais je me voyais bien lui redonné un peu d'éclat à cette vieille étoile de guerre, manquait le tissu, le bout de ruban, une fois mit je l'épinglerai à mon veston, côté coeur, le monde entier saura alors, que c'est moi, le général.

Seul de chez le grand vide, armé du néant de mes ondes, je déclare vouloir détruire le monde, parce que les autres ne veulent pas jouer avec moi, car ils ne me comprennent pas.

Immense Vide grand tunnel blanc donne moi ton souffle rien qu'une seule fois et je m'immolerai au feu de ta grâce. Le silence est mort pour moi les sirènes de l'apocalypse sifflent comme les serpents bandés de Larronde, ils sonnent le vide dans l'enfer de leur immobilité, le bruits des anciennes acieries constamment me dicte le code, nous sommes tous déjà morts et je veux vivre, je veux regouter à l'absence du son, je ne suis pas une image et je suis né par et pour l'eau de l'épée, mes mains sont rouges, je ne connait plus la peur, plus rien n'existe, le ciel est vide et l'océan gonfle sec, la neige est noire, l'homme est un piège mortel pour lui même.

Nous sommes tous les enfants de l'Amor

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2007.09.10

numéro 4

il est une oscillation

qui n'existe ni n'existe

dans le goulot du temps

sans oui ni sans non

 

il est un endroit fin

du sablier de sable fin

 

homme / le bord

entre l'ici le là bas

 

le monde réalisé

dans un bien vide plein

 

pour que le carbone et la feuille

membrane végétale réifie

somme toute something encore et encore

 

j'écris des poèmes pour ne plus penser à Rien

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2007.09.01

Les Heureuses

Il est des mémoires

Il est des mémoires immédiates

Il est des vieux

Et des vieilles filles qui s'en vont

 

Il est des passés

Et de jeunes enfants blonds

 

Dans la mémoire des vieux

Dans la mémoire des vieilles filles

Les jeunes enfants blonds s'en vont

 

Il est triste

Mais il est des vieux heureux

Il est des enfants blonds tristes

 

Tristes

Comme les vieux heureux

Qui s'en vont

 

Qui s'en vont

Qui perdent leurs traces

Tristes

 

Les enfants blonds s'en vont

Les vieilles filles s'effacent

Vierges

Comme les heureuses

 

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à Jeannette et Nénette ; Jeanne et Marie-Antoinette Balthazard

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