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2008.01.03
je peux tenir l'espace et soutenir son regard
les gens, les gens, les gens,
et toi !
pourquoi n'es tu pas les gens ?
pourquoi les gens ne sont pas toi ?
finalement,
peut-être existent-ils plus que toi ?
où moi?
Sur le u du ou
l'expérience de l'existence
dans une virgule
qui vole
et dit la question
de l'ailleurs
de la possible présence
d'un autre
ou de soi
ailleurs dans le temps
quoique
mais comment ?
Ces vers qui n'en sont pas
disent une lenteur
les blancs sont des haies de silence
des soupirs
des paroles tues
tout m'échappe
(fortune)
Où me suis je mis ?
je suis perdu
Où me suis je déjà vu ?
je peux tenir l'espace
et soutenir son regard
Astrolabe fertile
prends moi sous ton aile
abolie mon angoisse
que je m'endorme
encore un peu
que je me parle
et me pardonne
encore un peu
que je vive mieux
Il y avait
encore heureux
maurice ravel
et nous deux
nous étions trois
encore une fois
et nous aimions
le joli son
des harmonies
aux quatre vents
aux cent lumières
au coin du lit
le septuor pour une nuit
demain je me lève
lyrique et froid
comme les matins d'hiver
et patient
comme la pierre
mon destin comme seul chemin
(brouillon tel quel)
Sommes nous ailleurs de nous ?
Sommes nous ailleurs ?
Sommes nous ?
01:10 Publié dans Le manifeste nucléaire | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : jérôme-david


Commentaires
Magnifique poème.... j'adore.
bonne et heureuse année à notre cheval blanc !
Ecrit par : fonsalagrange | 2008.01.03
de mieux en mieux
j'aime aussi:)
Ecrit par : if6 | 2008.01.04
Pure mer veille
V.
Ecrit par : Voiker | 2008.01.08
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