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2008.01.31

de l'Absorbtion

Ombre Que me dis tu ? Silence M’entends tu ? Etranger Me veux tu ? Les années coulent et coulent les années L’amitié n’existe plus Le doute a vaincu La vie l’existence le long voyage Avec nos ombres comme seules compagnes À l’aune du soleil jours après jours Nous réalisent nuits après nuits Entre les seuils La perfection n’existe pas Christ homme poète juste Je suis un sauvage Au visage de boue rouge J’incruste mon verbe C‘est sa voix qui me manque Alors je craque une allumette Qui me brûle le bout des doigts Qui me brûle jusqu’à l’os Alors je crie Mais ce n’est pas elle que j’entend C’est moi Une poémie de la mobilité Une poèmie qui ne se fixe jamais Mobile comme la pensée rebondit À chaque flèches phénoménales De flaques en flaques de réel Une poèmie de gouttes d’eau D’orage et de rosée D’averse et de grêle Ivresse de la répétition La danse en chemin Jusque l’évènement de la fin Ecrire chaque case Devenir nouménal Ne jamais cesser de travailler à La survie de l’espèce Des poètes et des saints Être des leurs, à leur proche côté, Être leur preux chevalier Mon crayon ma monture Mon stylo ma voiture Mes mots mes sabots Mes rimes ma crinière Ma robe mes couleurs Mon garrot ma hauteur Ma vie ma course Mon œuvre mon tiercé L’image l’expérience la connaissance L’insignifiance n’est pas de ce monde L’homme est la plus belle conquête de Cheval Blanc

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2008.01.30

la lettre bleue

Werther, mon ami, la lettre bleue est là, je te l'envoie :

Jambe noire jambe blanche claudique le biface

Semaine au lit semaine au ciel

Il gèle il brûle le garçon bipolaire

aréalité de la réalité

Le silence - approcher le calme gris

La tiédeur

Le mystère tiède

Solution amniotique - replis stratégique

Là où peut-être n'est elle plus là, ou bien juste endormie, la petite peur continue

à réaliser sa réalité

Tu n'existait pas et je t'ai construit comme tu m'as construis lors que je n'existait pas

Universellement moi

Universellement toi

et l'amour dans tout ça ?

L'approche - muette - dans la nuit

Comme des bouteilles à la mer : nous

Don Quichotte l'homme invisible

L'héroine la substance l'archétype

Avant-garde perce néant

L'humour aux derniers jours

Quelques essentielles choses avant la disparition

Le devenir bleu du poème rouge à la fin de la cartouche je change l'encre

Werther, mon ami, la lettre bleue est là, je te l'envoie

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2008.01.28

Si nombreux et si peu

Il est des infinis d'infini

Dont nous sommes l'aporie

Il est étrange d'être en vie

Je ne hurle pas

Je ne crie pas

J'écris simplement de là

L'écoute n'est pas si chaste que ça

Le regard en dit long sur l'écartement

Des seuils

Affamés d'âmes et de bouches d'abîmes

 

Le poste de radio parle

Un vieux jazz paumé d'Amérique

La voix l'accent des légendes américaines

Une vieille parisienne des années trente rugit

Le temps s'enregistre

Le présent n'est plus vraiment lui même

L'avenir n'est toujours pas là

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2008.01.27

Commune insomnie

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Être calme et l'écrire

Habiter son silence

Amadouer la percée

De l'angoisse rocailleuse

De ce petit astre noir

Qui fulmine dans son ventre

Et palpite comme le coeur

Imperturbable du mal

               ¤

Trouver la lettre bleue

C'est déjà la chercher

Entre le noir et le blanc

Commun de l'éternité

Vers le sommet rougeoyant

De l'intenable mélancolie

               ¤

La belle musique est un aspect clair de l'univers

               ¤

les égos bouent

et les amours

s'évaporent

               ¤

nous habitons des masquent et nos visages sont des maisons

               ¤

peut-être pas - peut être ça

peut être aussi l'élégie de Gabriel Fauré

par Hubeau et Tortellier

Oui, peut-être que voilà

peut-être que tout est là

                ¤

Pourquoi sommes nous donc si éloignés 

Des autres civilisations ?

                ¤

nous sommes si lents et si pressés en même temps

                ¤

UN SOLEIL

DESSIN ROUGE

EN CREUX LE BLANC

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Partir loin

 

Partir dans le froid

Où il n'y a rien d'autre que soi

Son appareil et sa route

 

Attendre le nouveau monde

La nouvelle terre

Celle qui n'a pas encore d' Histoire

 

Partir pour là-bas

Où nous ferons de nos traces

Les maisons en dur

De nos rêves de sables

                       ¤

 

Je fume la nuit

En attendant qu'un rêve

Passant par ici

M'octroie une trêve

 

Et de l'eau noire

Où le rêve me baigne

Moi le miroir

Où mille facettes règnent

 

Je suis l'enfant

Le lion l'arbre seul

Dans le désert blanc

Où vivent les symboles

 

J'ai tout les âges

Je suis une image

De moi comme plein

D'un cercle sans fin

 

Je ne suis pas une image

Je fume la nuit

Et dans la nuit les volutes

                       ¤

 

Comme dans un jeu électronique

Il y a des soldats noirs

Des filles perdues

Et des vies et des vies

                           ¤

Nous étions des guerriers

Nous étions de fer

Dans nos paraboles

Coulaient des rivières

                          ¤

Nous marchons dans un tout qui se transforme sous nos pas

                          ¤

Nous nous battons contre nous même

En entrant dans la lumière

Nous nous battons contre des ombres

L'histoire est l'ombre du présent

L'avenir la lumière                              ¤

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2008.01.26

de la Géométrie

Je n'aurai pas de rêve pour toi : si tu ne me dit pas qui je suis.

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Connais tu le secret

Perdu de l'amour ?

Connais tu le mystère

Des nuits et des jours ?

 

La géométrie forme

Un tout et l'univers

Est perpendiculaire

Aux univers qui dorment

 

Comme autant de possibles

Croisés se rencontrent

Dans le coeur de la cible

Au milieu de la montre

 

Là où le temps constant

Permet les conditions

D'un bel enchaînement

D'une belle explosion

 

L'univers est amour

De la géométrie

 

2008.01.21

en concert hier entrée libre et définitive

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J'habite un lit
Au cinquième étage
De l'humanité
Mon lit est une fusée
Un avion de papier
Un fier bombardier
Qui souvent décolle
Pour sauver le monde
Mais il n'en fait rien
Parce-que le monde est laid
Que l'homme est immonde
Alors mon lit revient
Toujours un peu triste
Au cinquième étage
de l'humanité
Et puis je m'endors
 Alors mon lit rêve
À quand je serai grand
Beau fort et puissant
Quand je le vengerai
En changeant la vie
Le monde et les draps
de l'humanité

2008.01.18

L'aventure

J'aime bien la pince de ma main

Et le crayon qu'elle tient

Comme une vieille fileteuse elle peint

Ces lignes sous mes yeux ce matin

 

J'aime bien aussi l'évidence en poèmie

Et la brûlure et la brûlure et la brûlure

J'irai donc sur Soleil faire pousser mon jardin

Pour bien finir ma vie et tenter l'aventure

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2008.01.16

Une terrible humanité

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"Ainsi les derniers seront les premiers et les premiers les derniers." Matthieu 20.16

Une goutte est une goutte est une goutte est une goutte est une goutte

Pas une ne doit manquer

Pour oublier le vase

D'une terrible humanité

 

Une goutte est une goutte est une goutte est une goutte est une goutte est une goutte

Elle suivra son chemin

Qui à nul autre n'appartient

Fonçant le gris jusqu'à l'extase

Du spectre rassemblé

Dans une anti-table rase

Jusqu'au trop plein maîtrisé

Pas une ne doit manquer

Pour transformer le vase

d'une terrible humanité

 

Une goutte est une goutte est une goutte est une goutte est une goutte est une goutte est une goutte

Ni plus ni moins - Révélation

Nous sommes la première et la dernière humanité.

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2008.01.15

Le chant d'uréel

Simplement  doucement

Exister pour s'écrire

Dans le livre du temps

 

Sans dolence ni violence

Aimer le fait de vivre

Comme un don du néant

 

Lentement savamment

Se regarder grandir

Dans les roseaux du temps

 

En jouant l'indolent

Continuer de sourire

Comme un jeune éléphant

 

Face à l'achèvement

A l'idée de mourir

A la vue de grand blanc

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2008.01.14

Les Fleurs du Ciel

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Quand il est là

L'effondrement

N'agit pas

Il prend sa place

Dans la trace du sable

Qui s'en va

 

Quand elles sont là

Les fleurs du ciel

Avale les

D'un trait d'un rire

Comme si tu rencontrais

 

L'antipoison

Juste avant de mourir

 

Quand je serai là

Fais comme tu voudras

Je suis de sable

Mais de sable humain

Le ciel est mon jardin

 

Je l'ensemence et je l'arrose

De la nuit au matin

 

Et même si je ne te vois pas

J'espère que mes fleurs en l'air

Te feront du bien

Quand je serai loin

 

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