2008.03.14

Les oiseaux de la fin de la nuit

Ce matin , dans le calme de la nuit qui s'estompait , alors que je veillait l'eau à bouillir sur la plaque rouillée de mon évier , j'ai entendu le premier chant des oiseaux de la fin de la nuit et du premier moment du jour , ils sont encore peux , peut-être même que deux , une sorte d'avant-garde , à partir d'aujourd'hui ils chanterons tout les matins comme des fous célestes leur free-jazz magistral jusqu'à la fin de l'été comme toutes les années que j'ai passé dans cette appartement trop petit , comme toutes ces années où ils m'inspirèrent plus que de raison ; le moment est venu : ce printemps je les immortaliserai dans la saturation ; je sais ce signe depuis le début ; je sais aussi qu'ils m'immortaliseront.
 
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2007.07.02

Un chant de départ

2007.06.17

Henri Dutilleux

 

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2007.04.30

Joseph Brodsky

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2007.04.04

Emily Dickinson

   Je me dis : la Terre est brêve –
     L’Angoisse – absolue –
     Nombreux les meurtris,
     Et puis après ?

     Je me dis : on pourrait mourir –
     La Meilleure Vitalité
     Ne peut surpasser la Pourriture,
     Et puis après ?

     Je me dis qu’au Ciel, d’une façon
     Il y aura compensation –
     Don, d’une nouvelle équation –
     Et puis après ?
     (Cahier 20, N°301)

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     J’essayais d’imaginer Solitude pire
     Qu’aucune jamais vue –
     Une Expiation Polaire – un Présage dans l’Os
     De l’atrocement proche Mort –

     Je fouillais l’Irrécupérable
     Pour emprunter – mon Double –
     Un Réconfort Éperdu sourd

     De l’idée que Quelque Part –
     À Portée de Pensée –
     Demeure une autre Créature
     De l’Amour Céleste – oubliée –

     Je grattais à notre Paroi
     Comme On doit scruter les Murs –
     Entre un Jumeau de l’Horreur –et Soi –
     Dans des Cellules Contiguës –

     Je parvins presque à étreindre sa Main,
     Ce devint – une telle Volupté –
     Que tout comme de Lui – j’avais pitié –
     Peut-être avait-il – pitié de moi –
     (Cahier 25, N°532)

2006.12.09

Hôtel de l'Univers

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Elle dort. Et moi je gravite nocturne un poil éparpillé dans les Oeuvres complètes d'Arthur R., jeune poète bénit que le monde croit connaître. Le monde est toujours aussi bête. (Oui moi aussi je sais ce que c'est qu'un point.) Et je vais y aller de mon petit appareil critique ! Comment ne pas pleurer à la lecture de ce vers :

 

Monsieur Arthur Rimbaud,

Hôtel de l'Univers,

à Aden

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Ces quelques lettres m'ont toujours ( plus profondement encore ) donné le goût de la plus grande et abyssale mélancolie, comme du miel infusé de mort, la lutte constante et les (vains?) efforts de l'enfant-Shakespeare pour s'ancré à la réalité du commerce du désert et de l'ennui. Harar Abyssinie Obock et le dictionnaire qui n'arrive jamais. Et l'argent; qui manque, et le roi Ménélik et le bosphore égyptien. Aussi les siens, loin. L'articulation pourrissante trente sept ans. Et ce vers encore :

 

RIMBAUD

Hopital de la Conception.

Marseille.

 

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"Si vous vous informez à mon sujet, ne faites jamais savoir où je suis. Je crains même qu'on ne me prenne mon adresse à la poste. N'allez pas me trahir."

"Excusez moi du dérangement. Je vous remercie. je vous souhaite bonne chance et bonne santé. Ecrivez moi. Bien à vous"

"La suite au prochain numéro.

Avec tout mes souhaits.

RIMBAUD"

2006.11.15

Salinger

Je n'ai jamais lu Jerome David Salinger, même si j'ai ses livres en poches d'occasions vieux d'au moins trente quarante ans comme je les aimes; mais par le simple fait qu'il soit à ma connaissance le seul, avec moi, à porter se joli petit prénom bicéphale-bipolaire de Jérôme David, je le classe automatiquement et illicopresto dans les "Maîtres du Monde", ma catégorie, parceque c'est comme ça, voilà, et demain nous seront tous des scientifiques avec des guitares électriques

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2006.10.19

le petit garçon n'a pas peur de jouer avec le feu

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2006.10.12

Les énigmes de Monsieur X


podcast

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2006.09.05

cavalière certitude

Je chevauche la vie comme un mauvais cavalier sa monture. Je ne dois qu'à la bonne nature du cheval de n'avoir pas, en ce moment même, vidé les étriers.

Ludwig Wittgenstein

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"Quand je crache le noyau de ma cerise, je crée le big bang"
White Horse in Nuclear Manifesto, XXIème siècle ap. J.C 1er

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