2008.03.02
jazzman
parceque l'improvisation
est ce qui me sert d'os pour ne pas être trop bon
j'aimerai que tu me lèche les pieds à même la ronge
07:34 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jérôme david
2008.01.14
Les Fleurs du Ciel
Quand il est là
L'effondrement
N'agit pas
Il prend sa place
Dans la trace du sable
Qui s'en va
Quand elles sont là
Les fleurs du ciel
Avale les
D'un trait d'un rire
Comme si tu rencontrais
L'antipoison
Juste avant de mourir
Quand je serai là
Fais comme tu voudras
Je suis de sable
Mais de sable humain
Le ciel est mon jardin
Je l'ensemence et je l'arrose
De la nuit au matin
Et même si je ne te vois pas
J'espère que mes fleurs en l'air
Te feront du bien
Quand je serai loin
15:40 Publié dans Le manifeste nucléaire | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : jérôme david, cheval blanc, antipunk
2007.09.11
Alcool d'Enfant-Roi
Le dernier voyage ou le temps révolu
Nous n'auront plus besoin de nous mentir. Quand la bombe aura cramé le monde, nous seront biens, nous ferons l'amour au silence. Du large, le champignon était si beau. De la nouvelle Arche, attachés à nos sièges nous contempleront le bord du temps, la vrai fin de la l'histoire, celle que n'ont pas vu venir les aveuglés du déni. Ding dong fait le prophète, le passé hante le présent et panse le futur. Du feu la vie, des cendres l'oubli. Puis le vent, le souffle chaud d'après l'éclair, gonflera nos voiles pour un dernier voyage, jusqu'aux rivages pourpres de nouveaux beaux jours, et nos visages graves oublieront la peur, nous auront vaincus l'homme du néant et nous dirigerons l'Arche de l 'Amor vers son unique but et son seul destin.
Nous sommes tous les enfants de l' Amor
Presqu'arbre
Je ne peux faire un pas sans que mille sens s'offrent à moi, immobile même le non-sens porte sens et mouvement, où que j'aille je suis en moi, et moi l'inculte j'ai peur. Je veux mes pieds dans la terre et mes ongles en racines, je veux mes mains de branches et mes ongles en fleurs, je veux le temps d'oublier et le temps de comprendre, je veux le non-agir et je veux le pouvoir, que le vent me chante et que les oiseaux me sifflent, je veux la terre et je veux le ciel, je veux l'eau, l'éther et je veux la nature et je veux la culture et je veux la paix quitte a me brûler.
Qui blasphème qui ?
Dans l'océan, des barbares, même l'horizon a disparu, pourtant aucun retour en arrière n'est possible, nous marchons dans le néant et le néant nous avale, la manipulation politique, le piège a l'évidence du mensonge comme fondement et comme profession de foi guerrière, trop divisés nous coulons. A quel feu, à quelle flamme, à quel phare fixer notre regard? Sur la mer de la Parole, dans l'obscurité et sous le ciel brûlé par l'écho de la bombe et du pire de l'homme historique, nous devrons prendre nos compas et partir à la recherche de l'île de la Vérité, là, nous amarrerons l'Amor à l'Arbre des arbres et dans nos mains rouges les buvards de la connaissance nous donneront le signal acide de la conscience du futurisme et de l'enfance des bébés dieux.
Nous sommes tous les enfants de l' Amor
adieu lanterne, adieu cinéma, adieu l'echo, adieu mon ombre : enfant bleu cheval blanc et main rouge, adieu le monde, bonjour la mort, bonjour la bombe, bonjour la peste, bonjour le krach, bonjour mois de mars dieu de la guerre, bonjour la bête, je te le dis encore une fois : je ne suis pas une image, je suis juste vivant.
Christian and the fish of war
Nous sommes tous les enfants de l' Amor
Le père, le vrai finalement, le spirituel, était un pêcheur de terre. Il passait son temps dans la guarrigue ardéchoise à chercher les petits poissons de métal rouillé, certains remontaient à la Rome antique. Pour ma part j'avais l'oeil sur une médaille militaire toute cabossée, je n'avais pas osé la demander lors du dernier Noël, mais je me voyais bien lui redonné un peu d'éclat à cette vieille étoile de guerre, manquait le tissu, le bout de ruban, une fois mit je l'épinglerai à mon veston, côté coeur, le monde entier saura alors, que c'est moi, le général.
Seul de chez le grand vide, armé du néant de mes ondes, je déclare vouloir détruire le monde, parce que les autres ne veulent pas jouer avec moi, car ils ne me comprennent pas.
Immense Vide grand tunnel blanc donne moi ton souffle rien qu'une seule fois et je m'immolerai au feu de ta grâce. Le silence est mort pour moi les sirènes de l'apocalypse sifflent comme les serpents bandés de Larronde, ils sonnent le vide dans l'enfer de leur immobilité, le bruits des anciennes acieries constamment me dicte le code, nous sommes tous déjà morts et je veux vivre, je veux regouter à l'absence du son, je ne suis pas une image et je suis né par et pour l'eau de l'épée, mes mains sont rouges, je ne connait plus la peur, plus rien n'existe, le ciel est vide et l'océan gonfle sec, la neige est noire, l'homme est un piège mortel pour lui même.
Nous sommes tous les enfants de l'Amor
18:00 Publié dans Le manifeste nucléaire | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cheval blanc, suzat plessy, jerome david



